Les études de médecine : réforme PACES

Invariablement, les études de médecine jouissent d’une grande popularité pour diverses raisons. Une grande demande d’emploi, bons revenus ou possibilité d’aider les autres sont quelques-unes des raisons les plus populaires. Pour devenir médecin, il fait compter 9 ans d’études à l’université pour les généralistes et 10 à 12 ans pour les autres spécialistes. Afin de rendre le système d’éducation médicale plus efficace, on introduit les nouvelles réformes, dans le cas présent la réforme paces. En d’autres termes,réforme de la 1ère année de médecine. Depuis la rentrée 2020, la PACES, donc la première année commune aux études de santé est supprimée.

Le nouveau système d’admission à l’accès aux études de la santé a pour objectif de répondre aux besoins réels des étudiants et de la société. Cette transformation améliore l’accès aux études de santé et modifie le système d’admission des étudiants. Grâce à la nouvelle réforme, il est possible de mieux répartir l’offre de formation dans tous les territoires. Un autre objectif est de décloisonner les filières de santé avec des parcours en commun. La réforme de la PACES permet aussi d’améliorer l’orientation et la réussite des étudiants, dans la continuité du Plan Étudiant. Finalement, le bien-être des étudiants constituent le principal objectif. Et en quoi consiste cette transformation, exactement ? Vérifions !

Quels changements avec la réforme des études de médecine ?

1. Premièrement, il faut souligner que la réforme paces constitue un des objectifs du plan « Ma Santé 2022 » lancé en 2018 par Emmanuel Macron. Cette transformation amène de grands changements dans l’accès aux études de santé, c’est-à-dire aux formations :

  • de médecine
  • de maïeutique
  • d’odontologie
  • de pharmacie
  • de kinésithérapie.

Auparavant, l’admission se faisait principalement via la PACES. Ce système d’admission était considéré comme drastique et très sélectif. Chaque année, le nombre d’étudiants pouvant être admis en 2ème année d’études de santé était limité par le numérus clausus. Pour tant de jeunes le concours aux études de médecine est le synonyme d’échec. Avec cette réforme, le numerus clausus était remplacé par un numerus apertus. C’est-à-dire que les universités, en concertation avec l’Agence Régionale de Santé, peuvent déterminer le nombre d’étudiants admis dans les filières de santé. En conséquence, il est possible de mieux répondre aux besoins locaux en médecins.

2. En second lieu, l’évolution des modalités de sélection. Voilà :

  • une admissibilité : composée d’examens en contrôle continu
  • une admission : les épreuves écrites et/ou orales.

3. Troisièmement, la réforme des études de médecine marque l’avènement de deux nouvelles voies d’accès :

  • PASS (un parcours spécifique « accès santé » avec une option d’autre discipline)
  • L.AS (une licence avec une option « accès santé »).

Cela signifie que les lycéens qui souhaitent poursuivre ses études supérieures dans la santé peuvent choisir l’un de ces deux parcours.

4. Enfin, le redoublement de la première année est interdit. Toutefois, chaque étudiant dispose de 2 chances pour intégrer une filière MMOPK : une en PASS après une L.AS ou deux fois depuis L.AS. Lisez ci-dessous pour plus de détails !

La L.AS et le PASS, comment ça marche ?

Ce nouveau schéma constitue une part importante de la réforme des études de médecine. Depuis la rentrée 2020, le PASS et la L.AS remplacent la PACES. Ces deux parcours permettent d’accéder aux 4 filières MMOP. Dans ce cas, le candidat doit prendre en compte ses points forts de manière que le parcours soit le plus adapté à son profil. Selon les schémas publiés sur le site Internet etudiant.gouv.fr, les deux voies sont les suivantes :

  1. L. AS – une licence avec une option « accès santé »
  • Le candidat choisit la licence qui correspond à ses projets et ses points forts (droit, gestion, économie, etc.) et qui propose une option « accès santé » pour la ou les filières qui l’intéressent (maïeutique, médecine, odontologie ou pharmacie).
  • S’il valide sa 1re année, il peut candidater dans la ou les filières de santé qui l’intéressent, soit il est admis en 2e année dans la filière qui l’intéresse, soit il poursuit en 2e année de licence. Et, s’il le souhaite, il candidate à nouveau aux études de santé après au moins une année supplémentaire.
  • S’il ne valide pas sa 1re année de licence, il ne peut pas candidater aux études de santé, il peut soit redoubler cette 1re année, soit se réorienter via Parcoursup.
  1. PASS – un parcours spécifique « accès santé » avec une option d’une autre discipline
  • Le candidat choisit le parcours spécifique santé (PASS) et une option qui correspond à ses points forts et à ses autres projets éventuels (option droit, option biologie, option langues etc.). Ces parcours sont organisés dans les universités ayant des facultés de santé.
  • S’il valide sa 1re année, il candidate aux études de santé (maïeutique, médecine, odontologie ou pharmacie), soit il est admis en 2e année dans la filière qui l’intéresse, soit il poursuit en 2e année de licence. Et, s’il le souhaite, il candidate à nouveau aux études de santé après au moins une année supplémentaire.
  • S’il ne valide pas sa 1re année de licence, il ne peut pas candidater aux études de santé, il ne peut pas redoubler cette 1re année. Il doit se réorienter via Parcoursup.

Pour plus d’informations sur la nouvelle réforme et l’accès aux études de santé, vérifiez le site etudiant.gouv.fr !


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